• LE CHOIX DES VINS

    C’est un domaine où un minimum de connaissances est indispensable si l’on veut être satisfait de son achat, ce qui n’est pas évident lorsqu’on se trouve face à des milliers de bouteilles d’origines diverses.

    Mes conseils, en les simplifiant, sont les suivants :

    Je ne vous parlerai pas des vins ordinaires, de « cépages » sans appellation d’origine et autres vins de « marque » sans intérêt.

    Tout d’abord, choisissez la région qui vous intéresse. Il y en a sept principales :

    L’Alsace, les vins de la Loire, la Bourgogne, les Côtes du Rhône, les vins du Languedoc-Roussillon (on en trouve d’excellents, rouges, rapport qualité-prix), le Bordelais, les vins de la Provence.

    Toutes ces régions sont classées  en Appellation d’Origine Contrôlée (les meilleurs).

    On y trouve également d’excellents vins à " appellation d’origine VDQS ", donc au dessous d’A.O.C., mais agréables, légers, gouleyants, moins chers.

    Tout d’abord, l’étiquette étant la carte d’identité du vin, il faut impérativement savoir la lire avant tout achat. Ce n’est pas compliqué. Prenons l’exemple d’un vin rosé ou rouge de Provence.

    Elle doit être libellée comme suit :

     

     

     

    2003

     

    L’année est facultative

    Château La Garde

     

     

    Côtes de Provence

     

    L’appellation d’origine doit

    Appellation Côtes de Provence

     

    être répétée entre

    Contrôlée

     

     

    appellation et contrôlée

    Mis en bouteille au domaine 

     

    (Ou le nom du négociant)

    Mr Lanvin, propriétaire récoltant

     

     

    à 83 – Lorgues

     

     

     

     

     

    12°5

     

    Degré et contenance

    75cl

     

     


     

     

    Toutes inscriptions supplémentaires : " vieilli en fûts de chêne ", " bouteilles numérotées ", " cuvée spéciale ", " pelure d’oignon ", etc.…sont superflues. N’en tenez pas compte.

    Evitez les vins d’une région, mis en bouteilles dans une autre région ou " mis en bouteilles dans la région de production ". Soyez certains d’être déçus.

    Evitez les vins issus de la communauté européenne ( V.Q.P.R.D.), de provenance inconnue.

    Evitez l’achat de vins, même en A.O.C., " Négociant à … ". Vous avez moins de chance de vous tromper avec « Négociant -éleveur à… », l’idéal, évidemment, étant le " propriétaire –récoltant ".

    Par contre, il existe de nombreux et excellents négociants éleveurs, surtout en Bourgogne, mais ils sont rarement présents en grande surface. Vous les trouverez dans la restauration ou dans les caves dignes de ce nom.

    Exemple : un Pommard (Bourgogne) coûte environ 25 euros chez le récoltant. Si vous le voyez affiché à 10 euros, ne l’achetez surtout pas, vous êtes certain d’être insatisfait. C’est de l’argent fichu par la fenêtre et des brûlures d’estomac assurées.

    Les étiquettes " tendancieuses " ou qui prêtent à confusion.

    -Certaines étiquettes "tendancieuses " peuvent vous désemparer et jeter un trouble dans votre esprit. Je vous cite quelques exemples de confusions classiques.

    Donc, ne confondez pas :

    1/ Les Vieux Papes, vin de table ordinaire, avec Châteauneuf-du-Pape, grand vin des Côtes-du-rhône (n’achetez ce dernier qu’à la seule condition que les armoiries de la ville soient gravées en relief sur la bouteille).

    2/ Le Chemin des Papes, Côtes du Rhône A.O.C., avec Châteauneuf-du- Pape.

    3/ Mouton Cadet, A.O.C. Bordeaux, vin de marque appartenant à la famille Rothschild,avec château Mouton Rothschild, premier grand cru classé de Pauillac, appartenant également à la même famille.

    4/ Margaux, qui n’est pas une " étiquette tendancieuse ", mais une A.O.C. communale du Haut Médoc, avec château Margaux, premier grand cru classé de Margaux.

    5/ Château Latour, appellation Côtes de Bourg, ou autre , avec Château Latour, premier grand cru classé de Pauillac, dans le Haut Médoc.

    Par ailleurs, ne confondez surtout pas " les vins de cépage " avec une quelconque A.O.C. produisant des vins issus de cépages réputés.

    Par exemple, un " Cabernet sauvignon ", cépage principal du Bordelais, n’aura absolument pas le goût d’un vin de Bordeaux.

    Un"Chardonnay ", cépage unique des vins blancs de Bourgogne, sera loin d’avoir un arrière goût de Pouilly-Fuissé.

    A titre documentaire, ne confondez pas ce vin avec l’A.O.C. Pouilly- Fumé, excellent blanc sec de la Loire, issu du cépage unique, le Sauvignon.

    Mon conseil :

    Avant d’acheter un " vin  de cépage ", lisez bien l’étiquette si celle-ci comporte une A.O.C. Exemple : " Viognier ", A.O.C. Côtes du Rhône, vin blanc parfois excellent s’il provient d’un récoltant

    Personnellement, je suis contre les vins de cépages connus. Ils déstabilisent l’acheteur novice et sont souvent décevants.

    Ce sont des vins, la plupart du temps, sans appellation d’origine, classés en " vins de pays ". J’appellerai ce type de vin"marketing " à la mode, surtout dans les pays producteurs du Nouveau Monde.

    Il est inutile de les imiter. La France est le premier pays producteur au monde, tant en quantité qu’en qualité. Il y en a pour tous les goûts.

    D’ailleurs, en règle générale, pour élaborer un bon vin, surtout en rouge, il faut un assemblage de plusieurs cépages, exception faite pour les vins du Beaujolais (gamay), Bourgogne rouge (pinot noir), Bourgogne blanc (chardonnay), certains vins de Loire, Côtes du Rhône, etc…

    En résumé, je vous conseille, et vous avez tout de même le choix en grande surface (moi-même je m’y sers), d’acheter un bon vin sans vous tromper, à condition donc, je le répète, de le sélectionner chez un propriétaire- récoltant.

    La raison est toute simple : c’est son gagne-pain, il n’a pas le droit à l’erreur, il en dépend de la survie de sa propriété.

    Maintenant que vous savez lire une étiquette, vous ne devriez plus commettre d’erreur.

    Lors de votre achat, demandez la liste des millésimes à un conseiller en vins. Vous choisirez ainsi les meilleures années, quoique l’on déniche, d’excellents vins dans des millésimes moyens.

    Une remarque : de nombreuses personnes trouvent le vin de Bordeaux souvent " âpre ", tannique. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit souvent de vins trop jeunes, qui ne sont pas encore arrivés à un début de maturité. Cet inconvénient est plus perceptible dans les vins du Médoc qui demandent au minimum trois ans de vieillissement pour que cette astringence s’atténue et laisse la place au bouquet  " secondaire " ainsi qu’au caractère et à la typicité du château ou du domaine.

    Toujours concernant le choix des vins, il est plus facile de sélectionner un bon Bordeaux qu’un bon Bourgogne. La raison est la suivante : il y a dans le Bordelais plus de 3000 châteaux dont la plupart dépassent les 20 ou 30 hectares plantés en vignes, alors qu’en Bourgogne, peu de propriétaires-récoltants possèdent plus de trois ou cinq hectares.

    Ils ne peuvent donc pas approvisionner les hypermarchés. On les trouve dans les bonnes caves ou les restaurants.

    Cependant, il arrive, parfois, pendant les foires aux vins, que quelques uns soient représentés. Alors, vous pouvez tenter l’aventure, vous aurez parfois de bonnes surprises.

     


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