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    Ce sont deux prestigieuses eaux de vie obtenues par distillation du vin blanc des Charente pour le Cognac et du Gers pour l’Armagnac.

    Un vieillissement en fûts de chêne du Limousin, plus ou moins long, entre quatre et cinquante ans est nécessaire afin que cette eau de vie se colore au contact du bois.

    Elle s’affinera et s’arrondira au fil des ans, jusqu’à l’obtention de la couleur et de la qualité souhaitée, avant sa mise en bouteille.

    Le vieillissement de ces eaux de vie peut aller jusqu’à cinquante ans, quelquefois plus.

    Ce qui les différencie tout d’abord, c’est évidemment la région de production, puis la méthode de distillation.

    Le Cognac est obtenu avec un alambic " cognacais ", traditionnel, alors que l’Armagnac est obtenu avec un alambic " armagnacais ", dit " à plateaux ". Cette dernière distillation est plus sauvage que celle du Cognac, je dirais presque, " plus virile ".

    Un bon Cognac commence à être apprécié après sept à huit ans de vieillissement en fût. Idem pour l’Armagnac.

    On millésime les grandes années en Armagnac, rarement les cognacs qui sont surtout assemblés et commercialisés sous leur propre marque. Exemple : Martell Cordon Bleu, Remy Martin V.S.O.P., Hennessy X.O. (extra old).

    Comme je l’ai déjà cité, les meilleurs cognacs proviennent de la " Grande Champagne ". Un bon V.S.O.P. (Very Special Old Product) a déjà subi environ sept ans de vieillissement.

    Evitez d’acheter des " Brandy " (mauvaise eau de vie des Charentes, tout juste bonne pour la cuisine, et encore !).

    Evitez également la multitude de xxx, ordinaires, trop jeunes, et souvent colorés au caramel.

    Je vous conseillerais, en digestif, une marque connue ou provenant d’un vigneron.

    Quant à l’Armagnac, le meilleur provient de la région appelée  " Bas Armagnac " (c’est indiqué sur l’étiquette, mais difficile à trouver).

    Pour la petite histoire, l’Amérique ne nous achète que du " Haut Armagnac ", le " Bas " étant considéré par eux comme de qualité inférieure. Tant mieux pour nous, la production de ce nectar étant très limitée.

     


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    Peut-on imaginer un seul instant un bon repas qui ne serait pas agrémenté d’un vin bien choisi, franc, honnête et de bonne qualité ?

    Toutes ces campagnes anti-alcool n’empêchent pas que l’eau actuellement en service pour la boisson, est de plus en plus polluée et indigeste. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire les journaux et de regarder la télévision.

    Est-il besoin de souligner qu’un bon vin, absorbé raisonnablement, ne produit jamais d’effet nocif sur l’organisme, contrairement à bien des médicaments classiques ?

     

    Tout est, évidemment question de mesure, pour l’usage du vin comme pour le reste. Le vin est un aliment. Un litre apporte de 800g à 900g d’eau (solution aqueuse), 20g à 30g de glucose et fructose, 5g à 10g de glycérine, 6g à 12g d’acides organiques divers, quelques grammes de potassium, du magnésium, du calcium, du fer, du zinc, etc…

    Il contient en outre, environ 250 composants chimiques naturels, dont : des vitamines B, C, (anti-scorbut), du sodium, glucides, protides, etc…

    N’oublions pas ce qu’a dit Pasteur : " le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ".

    Les tanins, qui existent surtout dans les vins rouges, et à condition que ceux-ci soient absorbés à des doses modérées, favorisent l’amylase, donc la digestion.

    Les vins les plus pourvus en tanins proviennent de la région du Médoc et du Haut Médoc. Il ne faut pas confondre (comme les campagnes anti-alcool s’évertuent à l’incriminer) l’alcool qui est contenu dans le vin avec l’alcool qui résulte du produit de la distillation, tels que Whisky, Gin, Vodka, etc…

    Et puis, il y a la façon de boire : dans un estomac vide, l’alcool passe très rapidement dans le duodénum : en moins d’une demi-heure, il est absorbé par le sang, alors que si l’estomac est plein, l’absorption alcoolique ne se fera que plus lentement.

    On ne peut donc faire aucun rapprochement et aucune assimilation entre un vin honnête et une simple dilution alcoolique.

     

    Le Docteur Maury de la Faculté de Médecine de Paris, diplômé du Centre Homéopathique de France écrivait : " Le vin est un aliment, mais, il est surtout une médication adjuvante aux divers traitements médicamenteux. Il est nanti de qualités thérapeutiques établies. L’ingestion raisonnable de vin honnête, correctement choisi et adapté à votre cas, ne peut que produire des effets heureux. Un régime trop sévère, risquerait, en effet, de priver votre tube digestif de sa faculté normale de secréter les ferments indispensables à une bonne digestion et à une parfaite assimilation ; il pourrait vous conduire à la neurasthénie et à la dépression ".

    A titre d’exemple, il affirmait, et je le crois sincèrement, que le Champagne, produit naturel présentant des qualités spécifiques propres aux sols champenois, au microclimat et à la nature même des cépages, connaîtrait des applications multiples, que ce soit au cours des suites opératoires ou à l’occasion de maladies graves, en particulier des affections cardiaques.

     

    Il faut rappeler que le vin doit être consommé au cours des repas, donc être mélangé à la nourriture.

     

      

     


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  • J’espère que ce blog, résumant en quelques pages, le minimum de connaissances indispensables que tout un chacun se doit de posséder, vous aura intéressé.

    Je suis certain que, dorénavant vous n’irez plus choisir et sélectionner vos vins avec appréhension, la peur au ventre à l’idée d’être déçu ou de décevoir vos amis.

    Non, cela appartient au passé.

    Vous saurez déjouer les erreurs et pièges flagrants qui vous sont tendus.

    J’avoue que la plus grande difficulté pour moi, fût d’aborder les sujets sans trop les approfondir, en laissant donc de côté les aspects théoriques et techniques qui auraient semé le trouble dans votre esprit.

    Enfin, pour conclure, il m’eût été impossible de profiter paisiblement de ma retraite si je n’avais pas écrit ce petit (là, on peut employer le terme « petit ») livre facile à lire et à mémoriser.

    J’ai maintenant la conviction du devoir accompli envers ma descendance, mes proches, mes amis et mes lecteurs.

    UN BON VIN NE SE BOIT PAS …, IL SE DÉGUSTE.

     A notre bonne santé !

     


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  • DEDICACECet ouvrage a été commencé en réanimation à la fin de l’année 2005. Il a été poursuivi en maison de convalescence et achevé à mon domicile.

     Je le dédis à tous ceux qui m’ont encouragé, réconforté et soutenu pendant cette longue et dure épreuve.

     Merci également à Hubert et Marie Gérôme qui ont saisi ce texte et à mon neveu Gaël Barré qui a réalisé ce blog.

     


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  • En cette fin d’année 2016 je veux vous faire partager ma dernière découverte, mon étonnement et mon enthousiasme à la suite d’un récent voyage en Arménie.

    J’ai aimé ce pays que je ne connaissais pas pour la beauté de ses paysages avec le Mont Ararat qui vous regarde d’où que vous soyez, pour ses monastères ancestraux qui s’insèrent dans les massifs montagneux ou se fondent parfois dans les roches environnantes et …. pour la qualité de ses vins.

    Les vins rouges, issus en majorité du cépage Areni ou assemblés avec le cépage syrah. Ils sont bouquetés aux arômes de fruits rouges, ont du caractère, de l’enveloppe, ils sont taniques dans leur jeunesse, évoluent parfaitement, s’affinent avec le temps.

    Les vins blancs sont secs, frais, nerveux, vifs, aromatiques, plaisants et agréables.

    La plupart des vins rosés sont vinifiés « en blanc » ce qui leur donne une jolie robe pétale de rose, l’idéal pour un vin rosé. Ils sont secs, légèrement fruités, frais et délicats, gouleyants, agréables.

    Quatre régions viticoles se partagent le territoire :

    -         La région d’Areni, la plus importante qui porte également le nom du cépage principal en rouge,

    -         La région d’Aragoston

    -         La région de Voskevaz

    -         La région de Tavush, près du lac Sevan à voir impérativement. C’est aussi dans cette région que j’ai visité la plus vieille cave du monde (6 000 ans). Grâce à elle, le métier de sommelier existe !

    Les vignobles se situent presque tous entre 1 000 et 1 500 mètres d’altitude. Les vignerons respectent la nature au maximum. Ils ne connaissent ni les désherbants ni les pesticides. Ils élaborent eux-mêmes leur engrais naturel.

    Dans chaque cave, vous êtes accueilli chaleureusement et vous terminez par une sympathique et intéressante dégustation.

    Un voyage touristique à ne pas manquer 

     DECOUVERTE DE VOYAGE


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